Entre 1885 et 1893, la chapelle Notre- Dame-de-Bon-Secours connaissait des travaux de rénovation sans précédent qui métamorphosèrent entièrement l’ensemble architectural et la décoration intérieure de l’antique bâtiment érigé entre 1771 et 1773.
Dans le cadre de ces travaux d’envergure, le politicien Raoul de Beaujeu, un résidant du quartier Bon-Secours, rencontrait le 30 novembre 1886 le sculpteur Louis- Philippe Hébert pour lui commander une statue de Notre-Dame-Auxiliatrice destinée à orner le nouveau portique de la chapelle l’année suivante. M. Hébert et ses deux partenaires, Olindo Gratton et Philippe Laperle, sculptèrent une magnifique statue en bois de pin de 2,4 mètres, qu’ils recouvrirent de voiles de plombs soudés et dorés à la feuille d’or. À notre connaissance, cette statue est un exemple très rare à Montréal, voire unique, de statues de bois à chape de plomb destinées à l’ornementation extérieure. Issue de l’atelier d’un artiste de renom, elle possède une valeur patrimoniale indéniable.
Or, cette statue est âgée et fragile. L’écaillement de son revêtement doré, l’oxydation et les déchirures des feuilles de plomb sous-jacentes lui donnent une triste mine. Sa restauration nous apparaît urgente pour consolider sa structure interne, refermer les ouvertures du plomb et, finalement, refaire sa dorure. L’oeuvre sera retirée de son emplacement actuel au printemps 2013 pour une période indéterminée et sera restaurée par le Centre de Conservation du Québec. Dans le cadre de ces travaux, la chapelle Notre-Dame-de- Bon-Secours bénéficiera d’une subvention du Conseil du patrimoine religieux. Nous ferons également appel à la générosité du public pour nous aider à assurer la pérennité de cette splendide statue qui veille sur notre quartier depuis 126 ans. |
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Plusieurs personnes ont complètement oublié son existence. Malgré qu’il ne soit plus visible, le tunnel Gosford est toujours là, sous une partie du Château Ramezay et de la rue Notre-Dame.
C’est en 1932 que sont réalisés les travaux de ce tunnel routier qui doit permettre de relier la rue Saint-Antoine et le Marché Bonsecours. Ce projet était doublement le bienvenu en ces lendemains de la crise économique. Par contre, son tracé prévoit passer en partie sous le Château Ramezay qui, trois ans plus tôt, avait été classé monument historique par le gouvernement du Québec. Ces travaux allaient-ils causer des dommages à l’édifice? Allaient-ils fragiliser les fondations et donc la structure du Château? Nombreux sont ceux qui s’élèvent contre ce projet et demandent son annulation. Peu importe, le tunnel est percé comme prévu. Heureusement, le Château n’en souffre pas trop, même si depuis, l’eau a tendance à glisser vers ses voûtes, le tunnel empêchant le sol de bien se drainer.
Aussitôt les travaux terminés, les autorités du Musée décident de faire « contre mauvaise fortune bon coeur » et fondent espoir de récupérer ultimement cet espace au profit de leur institution. Il faudra toutefois attendre les années 1990 pour que ce rêve franchisse une première étape. Dans le cadre du projet de redonner au Château son jardin depuis longtemps disparu, il devient évident que le tunnel nuit à une telle réalisation. Le Marché Bonsecours ne générant plus l’activité qu’il avait déjà connue, tout le monde convient de l’inutilité de ce tunnel et la décision de le fermer est prise. C’est à cette occasion que le Musée rappelle qu’il souhaite que le tunnel ne soit pas comblé, mais plutôt fermé à ses deux extrémités, de façon qu’il puisse récupérer cet espace ainsi créé. Une fois cette opération complétée, la Ville le cède au Musée par bail pour quarante ans.
Aujourd’hui, nous retrouvons donc sous une partie du Château et la rue Notre- Dame, dans un axe nord-sud, un espace de près de 10 000 pieds carrés qui attend patiemment d’être aménagé dans le but de le rendre accessible au public. Ce projet de « recyclage » a fait l’objet d’une étude de faisabilité il y a déjà quelques années. Le Musée vise par ce projet à offrir un espace multifonctions pour ses diverses activités éducatives et culturelles ainsi qu’une salle d’expositions temporaires spécialement conçue à cette fin. Il pourrait également y installer ses riches collections et les rendre accessibles aux chercheurs en créant une salle de consultation. Tout cela sans altérer l’environnement du Château et du Vieux-Montréal par une construction en surface qui pourrait défigurer le secteur, comme le faisait d’ailleurs l’ancien tunnel. En ce 150e anniversaire de son organisation, les responsables du Musée espèrent pouvoir finalement obtenir les subventions nécessaires à la réalisation de ce projet qui lui est cher. Chaque année, le Musée est contraint de refuser des milliers d’écoliers et quantité d’activités faute d’espace. Par ce projet, il pourra se doter des moyens de poursuivre sa mission et assurer sa pérennité sur le site même du Château. |
Radio-Canada vous invite à une visite interactive du silo numéro 5 du Vieux-Port de Montréal, un lieu où le temps semble s'être arrêté. Cliquez sur l'image pour commencer votre visite.
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La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Mme Christine St-Pierre, a émis deux nouveaux avis d'intention de classement dans le Vieux-Montréal pour l'ancien hôpital général de Montréal et le site archéologique du Marché Sainte-Anne et du Parlement du Canada.
L'ancien hôpital général de Montréal est formé d'un ensemble de bâtiments érigés entre les rues Saint-Pierre et Normand au sud de la place D'Youville, qui comprend le terrain sur lequel il est situé ainsi que les espaces intérieurs que sont la cave voûtée, la salle des pauvres et l'ancienne cuisine.
Situé sur une portion de la place D'Youville, le site renferme les vestiges du premier et du troisième marchés Sainte-Anne, de l'égout collecteur William ainsi que de l'ancien parlement du Canada-Uni, incendié lors d'une émeute, le 25 avril 1849. Il témoigne de l'occupation marchande de l'emplacement au fil des ans, des opérations visant à améliorer l'hygiène publique et de la fonction de capitale politique du Canada-Uni que Montréal a remplie de 1844 à 1849. Le site fait l'objet de fouilles et de mise en valeur par le Musée Pointe-à-Callière. |
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