Je côtoie les calèches chaque jour. Je les entends passer sous ma fenêtre avec beaucoup de bonheur. Je ne me lasse pas d’écouter le son du petit trot des chevaux...
J’ai donc voulu en savoir davantage sur leur présence dans notre quartier. Un beau dimanche de janvier, à la tombée du jour, la cochère nous installe bien au chaud sous les couvertures. Nous sommes des représentants typiques de la clientèle d’hiver pour des balades en calèche : des patineurs du Bassin Bonsecours retournant à leur voiture, des parents et des enfants à la découverte de ce mode de locomotion ancestral, des amoureux s’offrant une promenade romantique. Tout le monde s’y met : on parle du travail de cocher, de l’amour des chevaux, du statut actuel de l’industrie des calèches, et de son rôle pour préserver le cachet historique du Vieux-Montréal. Une belle conversation qui confirme les informations déjà obtenues dans le cadre de mes recherches sur le sujet.
Une quarantaine de chevaux sillonnent le quartier. Ils sont logés majoritairement dans trois écuries, Lucky Luke et Écurie de Montréal enr., toutes deux situées dans le sudouest de la ville, et le Horse Palace, niché dans Griffintown depuis 1862. À la demande des propriétaires, le nombre de permis de calèches de 2006 à 2010 a diminué de 48 à 24. Malheureusement, la diminution du nombre de calèches n’a pas augmenté l’achalandage, ni les revenus de chacun des cochers, « puisque c’est très souvent après avoir vu une calèche circuler que les gens ont l’idée de venir faire un tour. »
Des projets pour raviver ce patrimoine
Toutes les personnes interrogées déplorent que l’industrie de la calèche s’étiole, particulièrement dans le Vieux-Montréal. Mais, tout n’est pas perdu, des projets pour donner un second souffle à ce patrimoine se dessinent.
Par exemple, la Fondation du Horse Palace de Griffintown a été créée en 2009, dans le but de sauver ce témoin de l’industrie de la calèche dans le quartier sud-ouest de Montréal depuis plus d’un siècle. Elle cherche à acquérir l’ensemble des bâtiments mis en vente récemment par leur propriétaire octogénaire : la maison du milieu du XIXe siècle, la vieille auberge pour les voyageurs, les étables en usage depuis près de 150 ans. On planifie de tout restaurer et d’y ajouter un musée sur l’histoire du quartier ouvrier de Griffintown. Les chevaux pourront donc jouir d’un environnement plus opérationnel après avoir passé la journée à tirer des calèches dans le Vieux-Montréal. Une métamorphose qui s’impose, car tout est en piteux état pour le moment.
Un autre projet, encore sur la planche à dessin, ne laisse pas indifférent. Il vise à créer un Centre récréotouristique en hommage au cheval dans le Vieux-Port : c’est l’une des propositions à l’étude dans le cadre du réaménagement de la Pointe-du-Moulin et du Silo no 5, vestige du début du XXe siècle et du passé glorieux des activités céréalières dans le port. Le complexe multifonction envisagé est basé sur le partage de l’amour des chevaux et le souci de leur protection en tant que valeur patrimoniale pour l’image de Montréal. À titre indicatif, il comprendrait une écurie ouverte au public, un parc d’amusement avec manège pour les enfants, un musée exposant des calèches et relatant l’histoire de l’évolution de la présence des chevaux dans notre paysage depuis leur première apparition, lors de la mise en circulation des tramways à chevaux dans Montréal, en 1861...
En attendant de connaître le sort de ces projets, pourquoi pas une balade en calèche pour la Saint-Valentin…
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Je suis vraiment surprise que l'histoire isolee de Jim ait autant fait de tapage alors que les encans envoient des centaines de chevaux gentils et en sante aux abbatoires chaques semaines pour des fins alimentaires...et que dire des courses, allez donc voir la quantite de standarbred qui sont deja abbatu! Chanceux le standarbred qui a eu la chance de finir dans les mains aimantes et attentinnees d'un des proprios du vieux Montreal. I'll tire tranquilement une. Caleche 5 jours par semaine, 6 heures par jour, pour un total de 5-6 tours au total par jour, AU PAS uniquement, pas de cotes a monter, pratiquement sans effort, car les caleches sont concues legertes, rien a voir avec le debardage de bois ou les grosse sleigh contennant 20 personnes dans les cabanes a sucre......ce standarbred fini avec une poignee de carottes apres chaques tours! Je vous le dit! Je ne comprend pas du tout cette manifestation! Allez jeter un coup d'oeil aux caleches de cabanes a sucres dans les periodes de pointe des sucres....ou aussi les chevaux de location souvent sous alimente, sans surveillance veterinaire. Une histoire comme celle de Jim n'aurais pas du arriver, mais je crois franchement qu'I'll y a generalisation dans ce cas ci! Evoluant dans le milieu equin, connaissant le cheval depuis 25 ans, et etant la compagne d'un veterinaire equin. Les chevaux du vieux montreal ne sont vraiment pas aussi malheureux qu'I'll est decrit plus haut! Je crois que l'etre humain aime a dramatiser et a crier haut et fort sur les denonciations....mais cela n'est pas fonde dans ce cas ci selon moi! Je n'ai jamais vu un seul de ces chevaux ''au savon'' ce qui signifie en sueur apres un gros effort! Ils sont constamment entoure de gens attentionnes a la journee longue! Je connais bien des chevaux qui a premiere vu ont la belle vie (belle ecurie de luxe) et qui echangeraient bien volontier leur vie avec ces beaux carrossiers qui se baladent dans notre vieux montreal. Je suis d'avis qu'I'll y aurait place a amelioration pour les integrer , exemple, petites sections a l,abris du soleil, juste pour les caleches sur la rue. Voila, c'est mon opinion! Je vous invite a aller questionner les cochers et a investiguer avant de porter jugement!