Des maisons et des rues
Ensemble hôtelier Pierre-Du Calvet
Des maisons et des rues
Écrit par Gilles Morel   

08

avr

2012

Dans les années 1960, l’immeuble Pierre-Du Calvet et la Maison Louis-Viger sont acquis par la famille Trottier qui y ouvre un restaurant, Les Filles du Roy. À compter de 1998, les trois propriétés (la maison Du Calvet a été acquise en 1984) et les dépendances, ajoutées graduellement dans la cour depuis la fin du XIXe siècle, font partie de l’établissement hôtelier Pierre-Du Calvet.

 

Maison Du Calvet, 401 rue Saint-Paul Est

Le marchand huguenot Pierre Du Calvet fait construire cette maison en 1770-1771, après avoir acquis la propriété de sa future belle-famille. La construction remplace une maison en pierre d’un étage en mauvais état. En 1771, l’année de son mariage, il établit sa résidence dans la nouvelle maison. Il peut aussi s’en servir pour son commerce, en complément de l’immeuble voisin qu’il utilise déjà.

 

De 1780 à 1783, Du Calvet est emprisonné en raison de ses démêlés avec la justice suite à l’occupation américaine de 1775-1776. Après son décès en mer en 1786, sa maison est saisie puis vendue en 1789. Neuf ans plus tard, l’aubergiste Frederick Gonnerman acquiert la maison qu’il occupe jusqu’aux années 1820, moment où il fait faillite. Nouvellement propriétaire de la maison, l’avocat Dominique Mondelet engage le menuisier John Thompson pour effectuer des réparations au printemps 1826. Il y réside vraisemblablement jusqu’à sa nomination comme juge à Trois-Rivières en 1843.

 

À compter des années 1840, l'immeuble possède une vocation commerciale. Utilisé comme auberge jusqu'en 1880, le bâtiment abrite une épicerie après son acquisition par James Skelly en 1881. Vers 1890, une adjonction en bois d’un étage et presque entièrement vitrée en façade est construite dans l'espace vacant derrière la maison, face à la rue de Bonsecours. Elle comprend deux boutiques. Pendant plusieurs années, des barbiers occupent les locaux de cette adjonction; on y trouve aussi une buanderie au début du XXe siècle. Le rez-de-chaussée de l'immeuble principal, quant à lui, sert en alternance d'épicerie et de petit restaurant pendant des décennies. La famille Skelly en conserve la propriété jusqu'en 1924, suivie de l’avocat devenu juge Bernard Bissonnette entre 1927 et 1961.

 

La compagnie Joseph A. Ogilvy Limited acquiert le bâtiment en 1963, le restaure entre 1964 et 1966 et y ouvre un lieu d’exposition dont le Musée des beaux-arts de Montréal fait ensuite usage pendant quelques années.

 

Immeuble Pierre-Du Calvet, 411, rue Saint-Paul Est

Le marchand huguenot Pierre Du Calvet fait construire cet immeuble en 1768, sur un emplacement appartenant à sa future belle-famille. Dans les documents d’époque, on désigne l’immeuble en tant que « voûte », ce qu’aujourd’hui l’on suppose généralement comme étant un synonyme d’entrepôt. Toutefois, l’immeuble possède probablement dès l’origine ses trois étages et de nombreuses fenêtres, ce qui peut au moins laisser supposer un usage commercial plus complexe. Comme il en assume la construction, Du Calvet peut jouir de l’immeuble sans payer de loyer pendant quatre ans. Au printemps 1770, il achète la propriété ainsi qu’une vieille maison au coin des rues de Bonsecours et Saint-Paul, qu’il remplace par une nouvelle maison. En 1781, alors que Du Calvet est emprisonné, un article promotionnel décrit le bâtiment sans bien le distinguer de la maison voisine et en mentionnant de nombreuses chambres. L’immeuble serait transformé en auberge à cette époque, tout en demeurant la propriété de Du Calvet. L'aubergiste Frederick Gonnerman acquiert l’immeuble en 1789 et l’occupe pendant plus de trente ans. Gonnerman ayant fait faillite au début des années 1820, l'immeuble est à nouveau saisi par le shérif. En mars 1832, Samuel Davies se porte acquéreur du bâtiment alors toujours occupé par un tavernier. La même année, il entreprend d'importantes rénovations. En plus de travaux intérieurs, il modifie l'apparence du bâtiment en faisant reconstruire sa façade en pierre de taille et en l'agrémentant de deux grandes fenêtres. L'immeuble prend l’apparence d’une maison-magasin et sert désormais à des fins commerciales et résidentielles. En 1911, Philomène Giroux, épouse de Thomas Simard, un marchand de provisions, acquiert le bâtiment qu'elle possède jusqu'à son décès en 1935. Sa succession fait couvrir l'immeuble d'un toit plat vers 1945. Du début du XXe siècle et jusqu'aux années 1960, le rez-de-chaussée du bâtiment est occupé par des commerces et les étages logent des petits travailleurs.

 

Maison Louis-Viger, 415, rue Bonsecours

Louis Viger fait construire cette maison vers 1765. Viger achète en 1764 cet emplacement situé sur la rue Bonsecours sur lequel est construit un hangar en bois. Dès 1770, une nouvelle maison en pierre est bâtie sur le lot. Quoique le nombre d'étages de ce bâtiment demeure inconnu, il est fort probable qu'il s'agisse de la même maison, en pierre, de deux étages, qui se trouve sur l'emplacement en 1808, alors que Viger et son épouse, Marie-Agnès Papineau, lèguent à leur fils Louis-Michel la résidence familiale.

 

Tout indique que Louis-Michel Viger apporte des modifications majeures à la maison en la rehaussant d'un étage et en rénovant la façade en pierre de taille, plutôt que d'entreprendre la construction d'un nouvel immeuble. Ainsi, lorsqu'il loue la maison en 1841 au capitaine Hubert Taylor, le bâtiment est dit de trois étages. Bien que la première mention d'une façade en pierre de taille date de 1843, celle-ci est sans doute réalisée à la même époque que les travaux de rehaussement, tout comme l'adjonction en brique à l'arrière.

 

La succession Viger possède l'emplacement jusqu'en 1900. Durant cette période, le bâtiment est loué à des aubergistes et des tenanciers de pension. L'immeuble change ensuite plusieurs fois de propriétaires et sert successivement de salle à manger et de résidence ainsi que d'atelier de sculpture. Par la suite l'entreprise Houle et frères, oeuvrant dans le commerce des produits laitiers et de la boucherie, devient propriétaire et apporte des modifications au bâtiment et à ses dépendances. Entre 1922 et 1940, un agrandissement de trois étages remplace l'adjonction en brique. Vers 1945, le bâtiment est lié à un entrepôt de deux étages à l'arrière de manière à former un ensemble couvrant tout le lot.

 

Tiré de www.vieux.montreal.qc.ca

 
Ancienne-Douane, 150, rue Saint-Paul Ouest
Des maisons et des rues
Écrit par Gilles Morel   

11

fév

2012

Le gouvernement du Bas-Canada érige la première maison de la Douane en 1836- 1838 sur la place du Vieux-Marché. Sa situation à proximité du coeur du port convient bien à sa nouvelle fonction et permet de centraliser dans un même endroit les bureaux et les salles d'inspection de la douane.

Le bâtiment est réalisé selon les dessins de l'architecte John Ostell, qui a soigneusement conçu chacune des quatre façades de l'immeuble. Afin de mettre plus en évidence ce symbole montrant l'importance des activités commerciales de Montréal tout en lui donnant un accès direct au port, les commissaires du Havre exproprient les emplacements qui se trouvent entre la Douane et le fleuve, créant ainsi un espace qui sera bientôt aménagé en square.

 

Dès les années 1850, la communauté marchande se plaint de l'étroitesse de la maison de la Douane, une situation qui reste inchangée jusqu'en 1870, alors que le gouvernement fédéral achète et rénove l'immeuble de la Royal Insurance Company (site actuel de Pointe-à- Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal). Ayant subi de petites rénovations à l'intérieur, l'ancienne Douane abrite des bureaux du ministère du Revenu à partir de 1871. Dix ans plus tard, le gouvernement agrandit le bâtiment de 26 pieds vers le port en essayant de respecter son apparence d'origine : la façade sud est démontée puis reconstruite et les côtés latéraux de l'adjonction sont harmonisés avec les murs adjacents. Le ministère du Revenu occupe les lieux jusqu'en 1921, bien que le ministère des Travaux publics administre la propriété depuis 1917. Occupant le bâtiment jusqu'aux années 1960, ce ministère loue ensuite l'espace à d'autres organismes fédéraux, notamment au service de quarantaine durant les années 1960 et 1970 puis au département du Lait et des Produits laitiers du ministère de l'Agriculture. En 1991, le gouvernement fédéral vend l'immeuble à la ville de Montréal qui le cède à Pointe-à-Callière. À partir de 1992, l'Ancienne-Douane fait partie de l'ensemble du musée et abrite la boutique ainsi que des salles d'exposition.

 

Un tel édifice annonce d’emblée une institution coloniale car les autorités britanniques pratiquent à cette époque une certaine standardisation stylistique. Plus explicite, l’effigie d’Albion, symbole de la Grande-Bretagne, occupe le tympan du fronton de la rue Saint-Paul (on voit aujourd’hui une réplique de l’original en bois). Pour qui connaît l’importance primordiale à cette époque de la perception des droits de douane, la fonction de l’immeuble paraît évidente en raison de sa localisation près du port. Les deux entrées principales d’importance égale correspondent d’ailleurs à sa localisation à la fois urbaine et portuaire. Le fait qu’elles soient légèrement en retrait et surélevées constitue en outre un indice de son caractère semi-public. Des portes latérales, datant de l’agrandissement, rappellent une autre porte disparue qui, de plain-pied avec le trottoir, pouvait servir à la circulation des produits inspectés ou saisis. Les fenêtres, elles, laissent deviner la présence de bureaux. Quant au décor intérieur d’origine, il est disparu depuis longtemps. Tiré de www.vieux.montreal.qc.ca

 
Maison Silvain-Laurent, dit Bérichon, 221, rue du Saint-Sacrement
Des maisons et des rues
Écrit par Gilles Morel   

10

déc

2011

En 1810, le marchand Silvain Laurent, dit Bérichon, commence la construction de cette maison en pierre de deux étages sur le terrain d’un ancien verger acquis en 1805. Il n’occupe que brièvement cette résidence, parachevée en 1811 et vendue l’année suivante à Michel-Eustache- Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière, officier militaire et membre du Conseil législatif, un des plus importants seigneurs de la province, possédant les seigneuries de Lotbinière, Vaudreuil et Rigaud. Chartier de Lotbinière conserve ce pied-à-terre en ville jusqu’à son décès en 1822.

 

La propriété, essentiellement résidentielle du temps de Chartier de Lotbinière, prend ensuite un caractère commercial que révèle la construction de hauts entrepôts à l’arrière (aujourd’hui disparus). Le grand capitaliste James Ferrier acquiert la propriété en 1841 et loue celle-ci à des entreprises de courtiers en grains, à des encanteurs et à d’autres marchands en gros qui cherchent un lieu d’affaires dans le secteur boursier. Il y a encore mixité d’occupation pendant un certain temps, mais tout usage domestique de la maison disparaît par la suite au profit de bureaux. Au début des années 1860, Ferrier fait construire à gauche de la maison un étroit bâtiment muni d’une porte cochère, loué indépendamment, que l’agent maritime et marchand en gros Henry Dobell occupe à compter de 1871. Après le décès de James Ferrier en 1888, sa succession conserve la propriété jusqu’en 1909 alors qu’elle la vend à Henry Dobell. Entre la construction et le début du XXe siècle (avant 1903), certains travaux ont probablement lieu, dont l’ajout d’un crépi qui demande le repiquage de la pierre de façade ainsi que, possiblement, un nouveau portail et de nouvelles lucarnes plus grandes que celles d’origine. Après 1909, Dobell utilise toujours ses mêmes locaux ainsi que les entrepôts à l’arrière tandis qu’il loue à d’autres entreprises la maison transformée en bureaux. Divers locataires occupent la maison, notamment des courtiers et un restaurant. Le petit bâtiment de gauche et les entrepôts à l’arrière sont démolis vers 1935, et le terrain, ainsi dégagé, est aménagé en terrain de stationnement.

 

En 1944, l’entreprise de transport maritime Robert Reford & Company acquiert la propriété. Elle crée un nouveau siège social regroupant la vieille maison, un bâtiment donnant sur la rue de l’Hôpital et de nouvelles constructions reliant les deux. La maison elle-même est restaurée au début des années 1960. En l’an 2000, la compagnie fait enlever le crépi qui couvrait la façade, exposant le parement en pierre repiquée. L’entreprise Robert Reford & Company quitte les lieux en 2005.

 

L’implantation de l’immeuble en bordure de la rue avec passage latéral vers l’arrière, sa forme presque carrée, ses deux étages (incluant le rez-de-chaussée) en moellons, son toit à deux versants muni de lucarnes et son haut mur coupe-feu à pignon découvert sont autant de caractéristiques représentatives d’une maison urbaine façon Nouvelle-France.

 

La composition ordonnée et symétrique de la façade comprenant cinq travées, avec l’entrée au centre, peut être associée à cette même tradition, dans une composition d’esprit particulièrement classique. La pierre taillée utilisée en façade et les petites clés au-dessus des ouvertures témoignent en effet d’une manière nouvelle à Montréal au début du XIXe siècle, et ce, malgré la facture encore inégale de l’appareil de pierre et en dépit du repiquage, probablement ultérieur — pour donner prise à un crépi. Plus encore, le large portail central surmonté d’un fronton et les lucarnes de grandes dimensions relient cette composition à la tradition géorgienne nord-américaine. Comme la date de ces éléments demeure inconnue (entre l’époque de la construction et le début du XXe siècle), il est difficile d’associer l’ensemble à un courant architectural particulier — géorgien ou néo-géorgien? — dans le contexte montréalais.

 

Au-delà des influences ayant contribué à lui donner son apparence d’origine, cette maison apparaît comme une grande maison bourgeoise de prestige, ce qu’elle était, avant que des bureaux commerciaux ne remplacent les activités domestiques.

Source : Site du Vieux-Montréal.

 
Ancien Hôpital général de Montréal
Écrit par Gilles Morel   

10

nov

2011

L’édifice visible sur la place d’Youville, tel que restauré, comprend deux corps de bâtiments perpendiculaires construits en 1693-1694 et modifiés en 1765 puis entre 1820 et 1833, ainsi que deux adjonctions construites respectivement en 1847 et 1851.

Ancien_hopitalLa première construction est réalisée par François Charon de la Barre et la communauté des Frères Charon. L’édifice comprend dès lors deux corps de bâtiment, perpendiculaires l’un à l’autre, dont une partie des sous-sols est constituée de caves voûtées.

 

Les Soeurs Grises, qui prennent la relève en 1747, doivent rénover en profondeur le bâtiment d’origine après un incendie survenu en mai 1765 qui n’épargne que les murs de pierre. On réintègre les lieux avant la fin de l’année.

 

De 1820 à 1823, on rénove l’aile dite de la communauté (parallèle à l’actuelle rue Normand) puis, de 1831 à 1833, on fait de même pour le corps de bâtiment perpendiculaire qui jouxte l’église alors en reconstruction. Ces travaux sont majeurs et l’apparence du bâtiment change encore de façon notable. Les cheminées sont entièrement reconstruites et les fenêtres agrandies. De plus, on rehausse la partie supérieure des murs de pierre, ce qui augmente à la fois la hauteur du troisième niveau et de l’étage de comble.

 

En 1847 puis en 1851, la vieille aile dite de la communauté (rue Normand) est agrandie à chacune de ses extrémités. Bien que l’adjonction de 1847 soit plus large que l’ancien bâtiment, l’apparence générale de ces ajouts reste dans l’ensemble semblable à celle des bâtiments construits et rénovés précédemment. On observe toutefois sur des photographies anciennes des carreaux de fenêtre plus grands dans l’adjonction de 1851 que dans celle de 1847.

 

Après le départ de l’institution en 1871, la démolition de la moitié de l’édifice en 1872 et la transformation des parties conservées en entrepôts, de petits bâtiments complémentaires sont construits en périphérie. En 1900, un incendie détruit la partie supérieure du corps de bâtiment principal (perpendiculaire à la rue Saint- Pierre); un toit en appentis, à pente unique, remplace ensuite la toiture à deux pentes (reconstituée plus tard).

 

Parmi les occupants majeurs des entrepôts, on trouve la Dominion Wire Rope Company, des années 1880 aux années 1950. Les fournisseurs d’équipement maritime Monstad & Company sont présents de 1940 à 1964 dans l’adjonction construite en 1847, avec un comptoir place d’Youville. Saint-Arnaud et Bergevin, courtiers en douanes qui occupent un magasin-entrepôt voisin en 1933, louent bientôt des espaces d’entreposage dans l’ancien hôpital qu’ils en viennent à occuper presque entièrement dans les années 1940; ils y restent jusque vers 1965 – peut-être 1967 – et sont les derniers à quitter les lieux.

 

Les baux de location prennent donc fin dans les années 1960. Les premières interventions consistent ensuite à démolir les diverses adjonctions et à ne conserver que les composantes de l’ancien hôpital. Les Soeurs Grises ouvrent les lieux au public pour quelques jours en octobre 1971. Les travaux de restauration ont lieu en 1979 et 1980. L’approche vise à concilier aménagement moderne et mise en valeur des composantes architecturales anciennes. Le toit à deux pentes du corps principal est notamment rétabli et plusieurs ouvertures refermées avec de la pierre des champs. À l’intérieur, certaines pièces font l’objet d’une attention particulière afin de leur redonner leur apparence ou leur vocation ancienne; c’est le cas de la chambre de Marguerite d’Youville.

Source : www.vieux.montreal.qc.ca.

 
La survivante de la rue Montcalm
Des maisons et des rues
Écrit par Stéphane Richard   

20

mai

2011

Au printemps 1973, les pelles mécaniques et les bulldozers s’affairent à quelques mètres d’une maison de pierre solitaire qui trône au milieu d’un espace meurtri par les expropriations successives, d’abord pour la construction de la Maison de Radio-Canada dix ans auparavant, puis maintenant pour le chantier de l’autoroute Ville-Marie.

Le propriétaire de cette vieille maison, Richard A. Silverman mieux connu sous le nom d’artiste d’Alfred North, a aussi reçu son avis d’expropriation mais il refuse obstinément de partir.

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Mercredi, 22 mai 2013

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