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L'état de l'enseignement de l'histoire dans nos écoles
Chroniques des élus
Écrit par Martin Lemay   

10

déc

2011

C’est parce que vous habitez un quartier historique et que vous vivez quotidiennement l’histoire que je désire vous parler d’un sujet qui en inquiète plusieurs : l’état de l’enseignement de l’histoire dans nos écoles.

 

À ce sujet, trois études se sont succédé ces dernières années, elles révèlent effectivement une situation plus qu’inquiétante. La première étude concernait l’enseignement de l’histoire à l’école secondaire. Selon l’auteur, cet enseignement serait empreint du multiculturalisme canadien, faisant une grande place à la diversité tout en relayant le fait français à un détail de l’histoire. L’enseignement de l’histoire au niveau collégial fut le sujet de la deuxième étude. Les auteurs découvrirent que les cours d’histoire du Québec sont ni plus ni moins en voie de disparition.

 

Récemment, une dernière étude portait sur l’état de l’étude et de la recherche de notre histoire dans les universités. Nous avons appris que le domaine de l’histoire sociale (celle qui envisage les sociétés comme un agrégat de minorités, soumises qu’elles seraient aux aléas des forces politiques, économiques et sociales), domine outrageusement. Ce qui a pour effet de laisser en plan d’autres domaines tout aussi importants : l’histoire nationale et politique. Ce phénomène a des conséquences surprenantes. Un apprenti historien intéressé par les Rébellions de 1837-1838 devra parfaire ses connaissances en anglais, dans une université anglophone où se retrouvent les spécialistes de cette période. Le lecteur a bien lu. Il est impossible de faire de la recherche, en français, au sujet d’une période pendant laquelle nos ancêtres se sont illustrés par la défense de la langue et de la culture française! Il semble que personne dans les universités francophones ne s’est aperçu que cette situation était pour le moins étrange…

 

Il y a donc péril en la demeure. C’est pourquoi, nous de l’opposition officielle avons demandé à la Commission de la culture et de l’éducation de prendre un mandat d’initiative pour étudier la question. Les responsables, tant au ministère de l’Éducation que dans les universités, doivent répondre de leurs choix devant les élus du peuple. Ce n’est pas notre rôle que d’imposer des programmes en histoire. Mais c’est notre rôle que de poser des questions à ceux et celles qui sont rémunérés par les fonds publics et qui ont pour responsabilité d’enseigner l’histoire à nos enfants et à diriger la recherche académique.

 

Parlant d’histoire, que nous soyons croyants ou pas, dans les prochaines semaines nous allons revivre les rituels qui furent à la base même de l’existence non seulement de notre peuple, mais aussi de la civilisation occidentale. Je vous souhaite donc un très Joyeux Noël et une année 2012 pleine de bonnes choses

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