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Quartiers Disparus
Communiqués

07

jui

2011

Du 15 juin 2011 au 25 mars 2012, et en prolongation jusqu'au 1er septembre 2013, le Centre d'histoire de Montréal présente Quartiers Disparus, une exposition-documentaire.

Aujourd’hui, en observant la tour de Radio-Canada, les Habitations Jeanne- Mance, l’autoroute Ville-Marie et les stationnements à proximité de l’autoroute Bonaventure, peu de gens savent qu’avant le béton et le bitume, des enfants y jouaient, des voisins bavardaient, des commerçants faisaient de bonnes affaires et, dans certains secteurs, des prostituées exhibaient leurs charmes aux passants. Le Centre d’histoire de Montréal propose aux visiteurs une immersion dans ce Montréal disparu.

 

Montréal, chantier de la modernité québécoise

Des années 1950 à 1970, Montréal est à un moment charnière de son histoire. Dans la foulée de la modernisation des grandes villes du monde et à l’approche de l’Exposition universelle de 1967, la ville voit grand: pour se mettre à jour, elle décide de raser trois faubourgs anciens et de creuser une tranchée d’est en ouest, pour faire place à la tour de Radio-Canada, à des logements sociaux, à l’Autostade et à l’autoroute Ville-Marie.

 

À bas les taudis, en avant les grands projets !

Montréal est à l’heure des choix. Les experts tranchent : la ville industrielle est malade. D’une part, il y a les logements insalubres du Red light, du Faubourg à m’lasse et de Goose Village, et d’autre part, la métropole a besoin d’infrastructures modernes pour poursuivre sa croissance. Un grand ménage va transformer le paysage urbain et la vie de nombreux Montréalais, pour le meilleur ou pour le pire. En moins de vingt ans, des centaines de bâtiments institutionnels, des églises, des écoles, des industries et des commerces sont bulldozés. Avec eux, les milieux de vie uniques de ces quartiers vivants et ouvriers disparaissent. Près de vingt mille citoyens sont expropriés.

 

Des archives photographiques inédites et exceptionnelles

Pour préparer ce chantier titanesque, des fonctionnaires municipaux numérotent et photographient chaque immeuble à être démoli. Les Archives de Montréal ont pu mettre à la disposition du Centre d’histoire de Montréal plus de 6000 photographies montrant les intérieurs et les extérieurs des logements, commerces et usines, disparus avec les quartiers. Ces clichés qui se voulaient techniques sont autant de tranches de vie montréalaise croquées sur le vif !

 

L’exposition, un chantier de la mémoire

Tout au long de l’exposition, le visiteur sera accompagné par les témoins de ce grand chambardement. En effet, le Centre d’histoire de Montréal a interviewé une quarantaine de résidants, experts et acteurs lors d’une collecte amorcée à l’automne 2009 par une clinique de mémoire aux Habitations Jeanne-Mance. Ces témoins donnent une voix et un visage humain à une époque qui vibrait à la fois aux sons prometteurs de la modernité et du pic des démolisseurs.

 

 

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