Des caléchiers du Vieux-Montréal viennent de créer une nouvelle association : l'Association pour la protection du patrimoine équin en milieu urbain (APPÉMU). Elle veut promouvoir le respect et le bienêtre des chevaux, condition essentielle à une professionnalisation des activités équestres touristiques.
Formation des cochers
L'Association dénonce le manque de formation des cochers. Actuellement, aucune formation n'est exigée ou offerte aux cochers. Ceux-ci devraient être formés par des organismes reconnus, tel Québec à cheval, pour qu'ils puissent accomplir leur travail de façon sécuritaire. Les soins à donner aux chevaux sont au coeur de cette réforme, car les problèmes de l'industrie viennent de cette méconnaissance : l'approche du cheval, les soins à lui prodiguer, la connaissance de sa morphologie, l'attelage, etc.
Enseignement touristique
L'Association déplore également le manque de préparation des cochers comme guides touristiques. Le Centre d'histoire de Montréal a été approché pour assurer une telle formation.
Saine gestion des écuries
Mais pas de bons cochers, ni de bons chevaux, sans une saine gestion des écuries. L'Association dénonce le laxisme de la Ville quant à la surveillance des écuries. En soirée surtout, des cochers consommeraient de la bière et des stupéfiants sur place, laissant leurs chevaux croupir dans leurs excréments, dans des stalles trop petites ou dangereuses pour les bêtes. Il arrive que des chevaux effectuent des journées de quinze heures, avec deux cochers. Il est aussi fréquent que des chevaux continuent à travailler lorsque la température dépasse les 30 degrés. Certains sont morts de mauvais traitements. La SPCA a recommandé de fermer certaines écuries et de les raser.
Les responsabilités de la Ville Selon l'Association, la Ville devrait exiger un contrôle de compétence, qui conduirait à une accréditation des cochers. Elle demande aussi que la Ville voit au respect de sa propre réglementation : un cheval ne peut être attelé à une voiture pour plus de 9 heures par période de 24 heures, ne peut être hébergé dans une remorque, ne doit pas travailler au delà de 30 degrés. L'APPÉMU demande que des inspecteurs compétents en ce domaine surveillent, le jour et le soir, les activités de cette industrie en visitant les écuries.
NDLR : Actuellement, 12 propriétaires exploitent 30 calèches dans le Vieux-Montréal. En 2006, elles étaient au nombre de 48; en septembre 2008 leur nombre sera réduit à 20. Des 12 propriétaires, 3 font partie de l'APPÉMU et comptent 8 chevaux ou calèches.
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