C’est dans un environnement apaisant, empreint de beauté et de sérénité que la direction de la basilique a convié ses invités pour célébrer le cent quatre-vingtième anniversaire de la bénédiction de ce joyau néogothique du Vieux-Montréal qui a eu lieu le 7 juin 1829.
La chorale
Outre le travail d’architectes émérites engagés par les sulpiciens, on peut y contempler des trésors d’artistes prestigieux : Philippe Hébert a sculpté les statues de la chaire, Ozias Leduc a fait la décoration du baptistère et Charles Daudelin a conçu et réalisé le retable de bronze de la chapelle du Sacré-Coeur restaurée à la suite d’un incendie qui l’a ravagée le 8 décembre 1978.
Les magnifiques prestations de la chorale et du merveilleux organiste titulaire de l’orgue Casavant, Pierre Grandmaison dont la réputation n’est plus à faire, nous ont ravis tout au long de la cérémonie. L’événement marquait aussi la désignation de Notre-Dame comme monument historique, le lancement du premier livre d’art abondamment illustré décrivant la basilique ainsi que sa valeur religieuse, patrimoniale et sociale, et celui de la collection Mémoire et Histoire, sans oublier le dévoilement d’une plaque de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada commémorant l’importance historique nationale de la Basilique Notre-Dame. (Voir le texte de la plaque ci-après.)
Ancienne église Notre-Dame.
Texte de la plaque « Cette imposante basilique, construite de 1824 à 1829 et terminée au début des années 1840, fut le premier exemple significatif de style néogothique au Canada. Église paroissiale érigée selon les plans de l’architecte américano-irlandais James O’Donnell, elle exprime avec éclat l’étape romantique des débuts de ce style, par l’application d’éléments médiévaux, comme les arcs en ogive, les créneaux et les pinacles, à une forme symétrique d’influence classique. Le choix du néogothique pour un édifice aussi prestigieux annonçait l’importance qu’allait prendre ce style dans l’architecture canadienne. »
 |