Une exposition-documentaire au Centre d’histoire de Montréal raconte l’histoire des quartiers entiers disparus, rasés, des lieux de vie communautaire qui ont pris l’allure d’une ville bombardée.
Puis, les urbanistes, architectes et ingénieurs témoignent d’une rénovation urbaine majeure qui se voulait une promesse de renouveau, l’espoir d’une cité radieuse où il ferait bon vivre au prix de nombreuses démolitions.
Les raisons officielles de ces démolitions : un manque de salubrité des logements existants et les besoins créés par de grands projets : l’Exposition universelle de 1967 et les Jeux olympiques de 1976. Heureusement, des milliers de résidences à démolir ont été systématiquement répertoriées, photographiées et numérotées par les fonctionnaires de la ville de Montréal. L’exposition nous entraîne dans le Red Light, Goose Village et le Faubourg à m’lasse, tous anéantis.
L’exposition est le fruit de consultations auprès des habitants de ces quartiers, mais également auprès des experts de la Ville et des acteurs des démolitions. Ainsi, le visiteur voit renaître des milieux de vie aujourd’hui disparus.
Retourner jeter un regard nostalgique sur les lieux de son enfance n’est plus possible. Ils ne sont plus là. « Quand au hasard des jours, je m’en vais faire un tour à mon ancienne adresse, je ne reconnais plus ni les murs ni les rues qui ont vu ma jeunesse. » (La Bohême, C. Aznavour)
Le parcours se termine par un espace qui interroge le visiteur sur son rôle de citoyen : capacité de mobilisation, de réflexion et sa vision de la ville du futur.
Source : Centre d’histoire de Montréal Exposition jusqu’au 25 mars 2012.
 |