La communauté > Vie de quartier
Vie de quartier
En hiver, on glisse dans le Vieux-Port !
Vie de quartier
Écrit par Manon Bourgeois   

11

fév

2012

Hiver comme été, je marche dans le Vieux-Port. L'hiver, j'aime braver le vent froid et regarder rosir les joues des patineurs glissant sur le bassin Bonsecours; une activité prisée des Montréalais depuis fort longtemps!

Vers 1860, on joue sur la glace au bord du fleuve!

Au milieu du XIXe siècle, les berges du fleuve Saint-Laurent sont au niveau de la rue des Commissaires, rebaptisée rue de la Commune en 1970, en mémoire de sa vocation première au début de la colonie en 16511. L'hiver, les activités portuaires cessent et les habitants du quartier s'approprient les abords du fleuve aussitôt que la glace est suffisamment épaisse : on y organise des courses de chevaux et de vélocipèdes, les amateurs de curling et les raquetteurs sortent de leur tanière, et on déblaie un grand rond pour les patineurs.

Lire la suite...
 
Lyonel Feininger: artiste multidisciplinaire à découvrir
Vie de quartier
Écrit par Anne-Marie Jouan   

11

fév

2012

Le titre de la nouvelle exposition du Musée des beaux-arts de Montréal Lyonel Feininger, de Manhattan au Bauhaus attire tout de suite notre attention.

Nous avons plutôt l’habitude des artistes venus du Bauhaus, le prestigieux institut allemand qui entre 1919 et 1933 a révolutionné l’architecture et le design, pour s’installer ensuite en Amérique. Le trajet de Lyonel Feininger a été exactement l’inverse. Né en 1871 aux États- Unis d’une famille de musiciens d’origine allemande, il a été envoyé par ses parents à l’âge de 16 ans en Allemagne pour y étudier la musique, dans laquelle il excellait. Mais à peine arrivé c’est vers les arts graphiques qu’il s’est tourné. D’abord caricaturiste de talent et illustrateur, il a rapidement évolué dans la patrie de Goethe vers la peinture et la gravure et a été sollicité dès 1919 par Walter Gropius, le fondateur du Bauhaus lui-même, pour devenir Meister en gravure, puis en dessin dans l’institut nouvellement fondé. Il y enseignera jusqu’à sa fermeture.

 

Le rêve d’unir la couleur, l’espace, la musique

À la fin des années 1900 Lyonel Feininger avait découvert à Paris le cubisme qui exercera sur lui une influence prépondérante. De retour en Allemagne il rejoint l’expressionisme et fait partie du groupe Blaue Reiter (le cavalier bleu). Musicien accompli ayant Bach pour modèle, il aspire aussi à marier dans ses oeuvres la musique, l’espace, les couleurs, dans une entreprise quasi mystique. Il pratique également la photographie. Tout au long d’une carrière très féconde de 50 années dans sa nouvelle patrie il est l’ami de Paul Klee, de Vassili Kandinsky, autres figures du Bauhaus, mais aussi du musicien Chostakowitch ou du photographe Maholy-Nagy. En 1937, il doit, le coeur lourd, quitter l’Allemagne où les nazis ont fermé le Bauhaus et où ses oeuvres ont été déclarées « art dégénéré ». Son épouse juive est persécutée. Il retourne alors à New York, où il se réhabituera peu à peu, non sans difficulté, à son pays d’origine et gagnera de nouveau la notoriété avec en particulier une rétrospective organisée en 1944 au Musée d’art moderne de New York sous l’impulsion d’Alfred Barr.

 

Curieusement méconnu

Aujourd’hui, en dépit de ses multiples talents et de sa production abondante, Lyonel Feininger demeure méconnu en Amérique du Nord. L’exposition du MBA, la première rétrospective complète de son oeuvre depuis sa mort en 1956, est une installation très réussie qui rend hommage à la multidisciplinarité de l’artiste et devrait nous permettre de le redécouvrir. Sa carrière nous est présentée en étapes.

 

Aux premières années, dominées par l’illustration et la bande dessinée dont il est un des précurseurs – avec de très réussis comics qu’il envoyait au Chicago Sunday Tribune - succède la période expressionniste intimement liée à l’avantgarde allemande. La période Bauhaus est largement documentée (ne pas manquer le petit film qui résume avec brio l’histoire du mouvement). À signaler la remarquable salle intitulée « Sur le bord du fleuve – Berlin, Deep, Manhattan (1934- 1956) » qui est aussi un salon de musique; elle nous fait partager avec bonheur son expérience visuelle d’alors, très influencée par les bords de l’eau, mais aussi la musique qu’il a aimée et composée, pour une « expérience cinesthésique » exprimant l‘harmonie de l’univers à laquelle il croyait. Et pour finir, nous découvrons les photographies de son fils aîné, Andreas, photographe moderniste internationalement connu.

 

L’exposition est organisée par le Whitney Museum de New York en collaboration avec le MBAM, qui a ajouté de nombreuses oeuvres, en particulier plus de 100 photographies. C’est une exposition à voir absolument!

 

Musée des beaux-arts de Montréal – 1380, rue Sherbrooke Ouest – www.mbam.qc.ca Jusqu’au 13 mai 2012.

 
Soigner la petite vérole en Nouvelle France
Vie de quartier
Écrit par Anne-Marie Jouan   

11

fév

2012

Nos ancêtres qui ont peuplé la Nouvelle-France ont eu fort à faire pour rester en vie : non seulement ils ont dû apprendre à faire face aux terribles hivers, aux guerres contre les populations autochtones, mais aussi aux maladies contre lesquelles la science de l’époque était en général bien impuissante.

Les maladies infectieuses ont durement sévi en particulier la variole, ou petite vérole comme elle était appelée à l’époque, la plus fréquente. Elle a littéralement décimé la population entre 1702 et 1703 puisqu’elle a emporté 10 % de celle-ci, et tuait encore près de 2 500 personnes à Montréal lors de sa dernière vague en 1885.

 

Ginseng, sang-dragon et capillaire

L’exposition « Au temps de la petite vérole – médecins, chirurgiens et apothisuivre un parcours très vivant permettant de devenir successivement médecin de l’époque, mais aussi apothicaire ou chirurgien, et de tester vos connaissances ou ce que vous auriez fait à sa place dans des situations variées. Bien sûr guérisseurs, rebouteux et autres remèdes appris des « Indiens » ne sont pas oubliés. Parmi ceux-ci, le ginseng caires en Nouvelle- France » organisée par le Château Ramezay nous permet de prendre le pouls des aspects de la santé aux XVIIe et XVIIIe siècles. De nombreux objets illustrent la situation sanitaire de la population au quotidien. Il est également possible de d’un usage très intensif), la capillaire du Canada, efficace dans les maladies pulmonaires et exportée vers l’Europe avec succès, ou encore le sang-dragon, alias sanguinaire des sous-bois humides, consommée en décoction, puis en sirop.

Jusqu’au 11 novembre 2012.

 

Depuis janvier une programmation sur la santé est offerte avec conférences, lectures publiques, musique et animation. Pour en savoir plus : www.chateauramezay.qc.ca

 
Couleurs de l'Inde - Courez-y !
Vie de quartier
Écrit par Anne-Marie Jouan   

10

déc

2011

Je ne vous recommande pas juste d’aller à la nouvelle exposition de Pointe-à-Callière, je vous dis carrément « courez-y! ».

 

Plus que d’une simple exposition il s’agit d’une véritable expérience. Sous le titre Couleurs de l’Inde vous serez entraînés dans une rêverie autour de l’Inde à l’opposé des lieux communs dont nous avons l’habitude dès qu’il s’agit de ce fascinant pays, et il y a fort à parier que vous en sortirez vous sentant légèrement différent, sans savoir tout à fait en quoi.

Lire la suite...
 
Pierre Belvédère Inc. Des milliers de cartes de voeux plus tard !
Vie de quartier
Écrit par Manon Bourgeois   

08

déc

2011

Sur la jaquette intérieure de mon agenda 2012, on mentionne que la compagnie Pierre Belvédère a pignon sur rue dans le Vieux-Montréal. Les cartes de voeux de cette société ont marqué mon enfance. Quel beau sujet de chronique!

Pierre Desmarais, alias Pierre Belvédère : importateur et distributeur de papiers fins

J'ai retrouvé le fondateur de l'entreprise Pierre Belvédère. Il demeure dans notre quartier. Fier de son oeuvre, Pierre Desmarais se raconte. Tout jeune, au lieu d'être camelot, il a choisi de vendre des cartes de Noël en faisant du porteà- porte. En 1960, lors d'une exposition au Palais du commerce d'alors, il découvre des cartes de Noël belges, bien plus jolies et artistiques que toutes celles déjà distribuées. À 19 ans, il vient de trouver sa voie; il importera des cartes de souhaits. Un marché encore vierge au Québec et au Canada est à sa portée.

Lire la suite...
 
<< Début < Précédent 1 2 3 4 5 6 Suivant > Fin >>

Page 1 sur 6
Mercredi, 22 février 2012

Adhésion 2012

Devenez_membre

Inscrivez-vous !

Pour recevoir notre infolettre périodiquement par courriel.

Résidant
Non-résidant



<<  Février 2012  >>
 Lu  Ma  Me  Je  Ve  Sa  Di 
  
    

ASURVEILLER-ANIM

Prononcez-vous !

Bars ouverts en continu ?

Votre avis compte

Le Vieux-Montréal...

Nos partenaires

LogoARQSM-180