J'en ai contre l'immobilisme des autorités municipales envers certains dossiers relatifs à la gestion du domaine public. Je cite, à titre d'exemple, le bâtiment entouré de palissades depuis quelques années sur McGill entre Wellington et William. Il désagrège le paysage d'une rue revitalisée à coup de millions. Cratère à ciel ouvert, c'est une invitation aux poseurs d'affiches à annoncer impunément sur ses murs de protection en décomposition au détriment des annonceurs légitimes qui s'exposent sur un mobilier urbain de toute autre allure. Il est à se demander s'il est efficace de déléguer la responsabilité du citoyen aux élus et à leur appareil de support payé à même les deniers publics pour réagir contre ce type d'abus? Qu'attend donc la Ville pour enrayer ces calamités et pour montrer à tous les promoteurs de quel bois elle se chauffe, et que l'on comprenne que le domaine public n'est pas un bar ouvert!!!
Tant et aussi longtemps que les autorités s'en lavent les mains en invoquant les concours de circonstances, ces prédateurs d'espaces publics vont encourager d'autres vautours à transgresser les règles de la bienséance et affecter le reste de la communauté d'affaires et résidentielle qui se comporte en conformité aux règles de bon usage et de partage des aires communes. Un brin de vision et d'orgueil serait bien accueilli et encouragé. N'est-il pas du devoir des employés municipaux qui sont concernés d'agir promptement et avec clairvoyance en utilisant les outils de règlementation à leur disposition ou à nos élus d'inventer, s'il le faut, de nouvelles règles pour rendre ce beau monde plus civilisé? De grâce, n'invoquons pas le manque de budget et changeons les mentalités en coordonnant les interventions. Pourquoi les résidants devraient-ils endurer pendant des lustres la crasse ingérence d'entrepreneurs imprudents? La ville de Québec, vue des yeux d'un visiteur, semble démontrer du leadership dans ce domaine. Peut-on apprendre des meilleures pratiques en gestion urbaine et s'il le faut, s'en inspirer ? ❏
 |