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Lors de la consultation publique tenue le 14 avril au marché Bonsecours, la ville de Montréal a annoncé son intention d’éliminer tout stationnement sur la rue de la Commune afin d’y créer deux couloirs réservés à une nouvelle ligne d’autobus. C’est avec stupeur que beaucoup de résidents et de commerçants de ce secteur ont accueilli un projet qui risque, dès cet été, de faire un tort irrémédiable à l’ambiance et à la qualité de vie de ce qui devient une véritable Riviera montréalaise.
La rue de la Commune, qui était pratiquement abandonnée il y a quelques années, revit grâce aux efforts et aux investissements de promoteurs, commerçants et résidents. La population stable augmente rapidement, et avec elle se crée une vie de quartier intense et largement distincte des activités festivalières du Vieux-Port. Dans ce contexte, la rue de la Commune mérite qu’on s’y arrête, qu’on stationne pour visiter parents et amis ou pour magasiner. Faire de cette rue une voie de transit rapide serait une erreur. Non seulement le niveau de bruit, de vibration et de pollution augmenterait sensiblement, mais l’élimination du stationnement causerait des préjudices aux résidents et commerçants du quartier.
Nous croyons que ceux et celles qui vivent en bordure du Vieux-Port acceptent d’emblée les inconvénients reliés aux trains qui passent jour et nuit, et aux foules qui se rendent d ans le port. De même, le projet de tramway qui emprunterait le corridor ferroviaire nous semble logique, et nous encourageons la ville à y travailler avec l’agence fédérale qui gère le Vieux-Port. Par contre, nous demandons que nos besoins soient pris en considération. C’est pourquoi nous disons non au projet d’autobus sur la rue de la Commune.
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