Architecture et patrimoine > Les quartiers historiques: même combat ?
Les quartiers historiques: même combat ?
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Écrit par Christine Caron   

07

fév

2011

Prioriser l’habitation, valoriser une offre commerciale et institutionnelle diversifiée et de qualité, orienter l’offre touristique et encadrer les activités festives de manière à respecter les capacités d’accueil, le caractère patrimonial et l’esprit des lieux.

Ces solutions vous paraissent-elles logiques et souhaitables, tout à fait adaptées au Vieux-Montréal ? Il ne s’agit pourtant pas d’un scoop sur le Plan de développement du Vieux-Montréal, à venir, mais de quelques-uns des principes de la Déclaration de clôture des États-Généraux du Vieux-Québec tenus en octobre dernier.

 

La réflexion a été amorcée par le Comité de citoyens du Vieux-Québec (CCVQ)1 en 2008, enrichie d’analyses-terrain et d’un colloque international sur les problématiques communes aux quartiers historiques. Les chercheurs y ont notamment convenu que l’équilibre entre la vocation touristique et la vocation résidentielle était le défi commun qu’il s’agisse de Venise, du Marais à Paris, des médinas du Maroc… ou de Québec !2

 

L’aspect patrimonial, culturel ou architectural, constitue l’attrait initial mais l’animation et la vitalité des quartiers anciens sont essentielles à un intérêt touristique soutenu. Paradoxalement l’intensité de la fréquentation touristique et des activités festives, associée à d’autres problématiques locales souvent de nature économique, peut contribuer à la dépopulation des quartiers (Venise et la Nouvelle- Orléans) ou générer des conflits socioculturels (Maroc).

 

S’il est également convenu que la « muséification » des quartiers anciens est à rejeter, l’enjeu principal demeure de concilier le caractère authentique d’un quartier habité et l’activité touristique dont l’apport économique est souhaité.

 

Les principaux éléments déclencheurs de l’action du CCVQ ont été le vieillissement et la diminution de la population du quartier, la dégradation de l’offre commerciale de proximité et la spéculation foncière qui constitue également un facteur de changement du tissu social. Loin d’être une démarche passéiste orientée vers le « pas dans ma cour », l’exercice s’est voulu rassembleur, axé sur la nécessité de dégager une vision commune à long terme pour le quartier.

 

Financés tant par des donateurs privés que par la Ville de Québec, les États généraux ont regroupé résidants, commerçants et gens d’affaires, élus et représentants d’organismes publics et communautaires de la Capitale, bref tous les intervenants préoccupés par l’avenir du Vieux-Québec.

 

Bien qu’il s’agisse d’une problématique sérieuse, aurions-nous enfin là un élément d’émulation plutôt que de compétition entre la Capitale et la Métropole ? La prochaine édition apportera quelques éléments de comparaison des « Vieux » d’un bout à l’autre de la 20.

________________________________

1. Plusieurs communications du colloque et tous les documents des États généraux peuvent être consultés sur le site du CCVQ
2. La revue Continuité a également consacré l’édition de l’automne 2010 (numéro 126) au sujet.

 

 

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